Une restauration réussie (Maquère)

            "A Maquère, la grande maison à fronton triangulaire et à corniche de tuffeau, inhabitée depuis longtemps, en très mauvais état, semblait vouée à la disparition. C'était sans compter sur la ténacité de ses propriétaires, madame et monsieur Rebut qui ont entrepris une restauration soignée..."

 

Suite du texte ci-dessous (composition par la section patrimoine de l'ACCLA)

 

Photos : Vous pourrez apercevoir sur l'une des photos, les filles de monsieur Almire Cissé, fusillé en août 1944, juste derrière elles, dans le couloir de cette même maison.

La corniche, le fronton, l'enduit des murs ont retrouvé tout leur éclat.
Tout en haut, la date de construction, 1832, est à nouveau bien lisible. De nouvelles fenêtres, une nouvelle porte soulignent l'harmonie classique de la façade. Ne manquent que les volets dont les gonds sont déjà en place.

Cette belle restauration en attend une autre puisque cette maison accueillera … un restaurant ! Bel endroit pour se... restaurer.
Patience car les travaux intérieurs ne sont pas terminés.

 

Un peu d'histoire

 

           Cette haute maison construite sous le règne de Louis Philippe au bord de la route  nationale puis déclassée en départementale était probablement un relais de poste. Plus récemment, un maréchal-ferrant, Philbert Durfort, l'habitait depuis 1921 et exerçait sa profession dans l'atelier juste en face et ce, probablement jusque dans les années 60.
Un anneau sur la façade a été soigneusement conservé, rappelant qu'on y attachait les chevaux.

 

Episode dramatique de la Résistance à Maquère

 

                 Almire Cissé, habitant à Maquère, employé SNCF était un résistant isolé. Le but de la Résistance était de ralentir, d'empêcher les occupants allemands d'envoyer du matériel militaire en Normandie après le débarquement allié du 6 juin 1944 en sabotant les voies ferrées.  Ce que fit Almire Cissé à « Bois Roger » commune de La Milesse. Arrêté le 3 août 1944 il est fusillé dans le couloir de cette grande maison 5 jours avant la libération d'Aigné. Il avait 39 ans. Une plaque implantée en face de la maison commémore  son sacrifice.

 

Article composé par Aigné Patrimoine

 

 

 

 

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